Voici un article sur les nombrils en attendant le tome 5 qui sortira au mois de novembre venant du site Facebook.

Le Moyen Âge souffrait de la peste. Nous, les pestes, on en rit! Les pestes? Ben oui : Jenny et Vicky!
Car les Nombrils font enfin leur grand retour ! Et vu que ce tome 5 promet de gros rebondissements,
nous sommes allés chez les auteurs, Delaf et Dubuc, histoire de les soumettre à la question.

Comment vivez-vous le retour des Nombrils dans le Journal de SPIROU? Angoisse? Joie? Les deux?

DUBUC : Avec joie! Même si en entamant l’écriture de ce tome 5, nous avons eu une petite période d’angoisse : comment allions-nous rebondir après le grand changement dans la vie de Karine, qui à la fin du tome 4 passait de maladivement naïve à beaucoup plus méfiante? Ce changement s’accompagnant d’un nouveau look – et donc de regards qui étaient jusque-là réservés à Jenny et Vicky –, il était évident que l’amitié entre les trois filles devait évoluer. Mais quelles seraient les conséquences de ce changement ?
Nous avons longuement réfléchi. Pour finir par ne plus nous poser de questions, et juste laisser parler nos envies. Espérons que ces dernières correspondront aux attentes des lecteurs.

Vos lecteurs ressemblent-ils aux personnages des Nombrils?

DUBUC : Non, heureusement ! Par contre, nombreux sont ceux qui nous disent avoir rencontré une Karine,
une Jenny ou une Vicky dans la vie réelle.

DELAF : Un jour, en dédicace, un jeune garçon est venu nous remercier d’avoir changé sa vie. En lisant les albums, il s’était rendu compte de sa propre méchanceté à l’égard des autres élèves, et il avait décidé de changer. On raconte des histoires pour amuser les gens et ça peut influencer leur vie à ce point? On fait le plus beau métier du monde !

Quelle est la part de vécu des Nombrils?

DELAF : Tout est fictif, ou presque. Il est exceptionnel qu’une histoire drôle dans la vie puisse être transposée en gag. Même lorsque nous créons un gag de toutes pièces, il nous faut souvent le modifier et le remodifier jusqu’à ce qu’il fonctionne en termes de scénario et de dessin. À l’arrivée, il ne reste parfois plus rien de l’idée de base! Maryse et moi avons souvent du mal à nous rappeler l’origine de certains gags des Nombrils.

DUBUC : Au-delà de la mécanique du gag, nous essayons aussi de nous remémorer au mieux notre adolescence, afin que les émotions des Nombrils soient aussi justes que possible. Ensuite, il faut en faire une caricature, afin d’en faire ressortir l’humour. Ce travail prend beaucoup de temps. Ça explique
peut-être pourquoi nous sommes si lents à réaliser nos albums.